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Réflexions

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La crise des 25 ans aka la big dépression

Bonjour

Il y a quelques jours, nous étions le 14 juin. J’ai eu 25 ans. Un quart de siècle. Un quart de ma vie est passé à une vitesse éclair sous mes yeux. D’un claquement de doigt. Autant vous dire que oui, j’ai le seum.

J’ai eu le droit à la vieille blague vaseuse, celle que je faisais lorsque j’étais encore jeune et insouciante, « alors, un quart de siècle de passé, bientôt la retraite ! ». Aucune originalité quoi. Mes parents m’offriront bientôt un chapeau parce que je ne suis toujours pas mariée.

Je me rappelle encore de la chanson de Lorie. Limite j’ai envie de pleurer d’angoisse quand je l’écoute, parce que moi mes 20 ans sont bien révolus. Comme je l’évoquais dans l’un de mes articles précédents, la moitié de mes copines a des enfants, un mari et un emprunt immobilier sur les fesses, l’autre moitié n’a pas fini ses études et sniffe de la coke à Cancùn l’été.

Lorsque j’étais plus jeune, la meuf parle déjà comme une vieille, j’imaginais ma vie d’après comme la délivrance, la liberté. Je considérais qu’il était obligé que je sois instantanément accomplie, épanouie. J’imaginais un petit ami génial, un appartement immense dans une grande capitale du monde, un dressing bien garni, des amis avec qui je serais sortie tous les soirs écumer les soirées branchés et qui rigoleraient à chacune de mes blagues, et un job génial (et bien payé évidemment) dans lequel je ne me serais jamais ennuyée. On nage en plein dans l’ego là.

      Cependant, la vérité est tout autre.

À 25 ans, on commence à être conscient du temps qui passe, de plus en plus vite. Par exemple, il y a quelques semaines, je dînais en extérieur avec des amis et des amis d’amis, et j’ai été choquée de voir qu’il y avait des gens de 30 ans et + autour de la table. Des « vieux ». L’angoisse.

À 25 ans, on a en général fini ses études et on se rend compte qu’il faut avant tout travailler afin de payer ses factures, et ensuite, éventuellement, se faire plaisir. On a plein d’idéaux mais on se rend compte que ce n’est pas si facile que ça de les atteindre. J’ai l’impression que c’est à cet âge que l’on perd son insouciance, que l’on se prend la réalité de la vie en pleine face. Il est temps d’investir dans des projets de vie.

Le boulot ? C’est parfois compliqué d’avoir un CDI ET bien payé ET dans sa branche ET qui nous plaise. Au final, il arrive d’accepte un job par dépit, qu’on a peur de quitter parce qu’on doit payer notre loyer, ou alors un job qui nous plait bien mais qui ne correspond pas du tout à ce que l’on aime réellement au fond de nous. L’amour ? On accumule les relations dans lesquelles on veut croire, avant de réaliser que cela ne va pas fonctionner. On dit adieu aux contes de fée, on amasse les déceptions et au final on devient un peu blasés. L’amitié ? On comprend que même les amitiés les plus fortes ne durent pas forcément. Cela fait encore plus mal que les ruptures amoureuses parce que les amis, eux, ne sont pas censés partir. Trahison ! Prendre le temps ? On ne prend pas le temps. Métro, boulot, dodo. Adieu la spontanéité, tout doit être calé dans l’agenda et planifié dans les moindres détails.

En plus, on se met grave la pression à cause des amis qui eux semblent mieux réussir leur vie que nous. Machin est payé 3000 euros net par mois, bidule vient d’acheter avec truc-muche et ils ont déjà des petites têtes blondes. Est-ce-que je vais finir seule, mangée par mes chats lors de ma mort ? C’est le mélange de deux égoïsmes : l’égoïsme de ne pas vouloir d’enfants pour ne pas être privée de sa liberté, et l’égoïsme d’en vouloir pour ne pas finir seule comme une vieille fille.

La société aussi te met une pression dingue, et les ados que je croise m’appellent Madame. Madame. Tar-ba.

Avoir 25 ans, c’est franchement le gros bordel : frustrations, insécurité, angoisses, deuil de sa jeunesse.

À 25 ans, on est censé être un adulte, faire des choix audacieux, investir, construire, se stabiliser. Oui mais si on a pas envie ? Si on y arrive pas ? Si on veut prendre son temps ? Si on veut que l’aventure continue encore et encore ? Si on ne veut pas avoir des rides et des cheveux blancs ? Bonjour le syndrome de Peter Pan. Au final, on ne sait pas trop si on veut un CDI et un gamin, ou s’exiler dans la Forêt Amazonienne pour ouvrir une roulotte à sandwichs. On a peur d’avoir des regrets ou de louper des occasions, du coup on ne prend pas de grandes décisions.

 

Néanmoins, en dépit d’un portrait brossé un peu noir sur les 25 ans, c’est également une belle période. À défaut de savoir ce que l’on veut, on sait ce dont on ne veut plus. Avoir 25 ans, c’est devenir indépendant, ne plus trop dépendre des autres et commencer à comprendre certaines leçons de vie sur le bonheur, l’amour propre et l’autonomie. C’est faire de nouvelles rencontres et tourner une page pour écrire le nouveau chapitre de sa vie. C’est aussi apprendre à sortir de sa zone de confort et réaliser un travail d’introspection afin de savoir qui on est et qui on veut être.

Bien que parfois difficile à gérer, ce genre de crise ne peut être que bénéfique sur une personne, car ce sont de belles opportunités d’évolution.

 


Et vous, avez-vous vécu une crise existentielle ? Comment l’avez-vous gérée ?


 

Réflexions

Comment c’est de vivre à Paris ?

Hello

Cela fait bientôt 1 mois que je vis à Paris et je souhaitais vous faire un petit retour, à chaud, sur mon expérience dans la ville Lumière. Alors, comment c’est de vivre dans la plus belle ville du monde ?

 

Techniquement, c’était pas gagné. Je suis passée d’une île de 260 000 habitants à une mégapole de 2,2 millions de personnes, avec une petite transition par Montpellier – 257 000 personnes. Je hurle (je regarde trop les story Snapchat de JeremStar, il déteint sur moi, je m’excuse).

Vivre à Paris, c’est découvrir les gros relous du métro et de la street. Cette espèce d’énergumènes m’était totalement inconnue avant de débarquer ici. La première fois que l’un d’eux m’a abordée dans la rue, j’ai pas tout de suite compris. C’est quand il m’a proposé un massage sensouuuual que j’ai fait tilt. L’évocation de mon mari en devenir (fictif, évidemment, les Catherinettes c’est pour bientôt !) n’a rien changé aux ardeurs de ce charmant jeune homme. C’est seulement lorsque que je me suis inventé un enfant à naître qu’il a battu en retraite (les raclettes de cet hiver ont leur avantage).

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Vivre à Paris, c’est aussi payer l’équivalent en pass Navigo de 3.7 rouges-à-lèvres MAC par mois. Ca soûle mais c’est quand même pratique. Il y a des bus de partout, des métros de partout ! Je suis devenue une pro de la carte, d’autant plus que je ne me vois pas conduire à Paris, car vivre à Paris c’est aussi péter des câbles quand tu vois les créneaux que font les gens. J’crois que leur expression préférée est « je m’en bats les steaks », pour rester polie. Ca me rend dingue.

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Vivre à Paris, c’est marcher facilement chaque jour 8 kilomètres (et avoir des cuisses en béton du coup, adios cellulite), c’est abandonner toutes mes paires de talons hauts, parce que clairement, je préfère être moche (des pieds) qu’avoir des ampoules. C’est aussi apprendre à se casser la figure avec style (moi perso, je fais des grands écarts, t’as la classe ou tu l’as pas) parce que les pavés glissent et que t’as bu un peu beaucoup de vin. C’est investir dans une boîte de pansements. C’est marcher à la parisienne – je marche super rapidement désormais, du moins aussi vite que mes petites jambes me le permettent.

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Vivre à Paris, c’est apprendre à mes dépends qu’il ne faut jamais, vous m’entendez ? JAMAIS s’arrêter en plein milieu d’un couloir de métro quand les gens en sortent – sous peine de se faire bousculer et insulter par des personnes qui ont la charge émotionnelle d’une petite cuillère et pas le time. Qu’il faut se dépêcher de se pousser dans le bus, sous peine de se faire engueuler par des vieux, et ce même si votre voisine de devant n’avance pas. Ils s’en foutent, poussez-la bordel. Le Dalaï Lama en aurait les chakras tous retournés. Qu’il faut devenir une professionnelle du slalom parce qu’il y a toujours un blaireau qui va marcher du mauvais côté du trottoir. Vous pouvez également dire adieu à votre espace personnel. Tout le monde est collé, on se croirait dans une partouze, la bonne humeur en moins.

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Vivre à Paris, c’est croiser des gens trop bizarres dans la rue. Genre la meuf qui m’a dit « bonjour » et qui m’a traitée de salope 2 secondes après. Je pense qu’elle souffrait du syndrome de Gilles de la Tourette. C’est dire non 20 fois par jour aux mendiants et aux vendeurs à la sauvette. « Non, j’en veux pas de ton sac Vuitton made in China, j’ai une tronche de touriste franchement ? ». Vexant.

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Vivre à Paris, c’est aller sur Seloger.com et dire « 800 euros pour 22 mètres carrés, c’est une bonne affaire ! ». C’est également devenir une pro en emménagement de petits espaces. Rentrer l’équivalent de 9 valises dans 16 mètres carrés ? Je sais faire. J’ai désormais un doctorat en Tetris.

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Vivre à Paris, c’est payer super cher ses mojitos et ses thés (heureusement que la galanterie existe encore, mon banquier vous remercie Ô mecs de Tinder). C’est aussi s’extasier devant les petites robes canons des boutiques du Marais. Vous connaissez le magasin Héroines ?  Ils font des robes rétro trop canon, je les aime d’amour !

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Vivre à Paris, c’est avoir la possibilité de rencontrer plein de personnes de tous horizons, de s’émerveiller devant la pluralité des cultures. Blacks, blancs, beurs, asiats, étudiants, chicos, bobos, hippies, artistes, mannequins, ploucs, tout le monde se côtoie dans la rue et je ne me lasse pas d’observer cet immense melting-pot.

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Vivre à Paris, c’est pouvoir admirer le style des gens. Je trouve les parisiens vraiment très bien habillés, les personnes âgées sont super stylées, on se croirait dans une émission de Cristina Cordula. Même les ploucs ont du style.

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Vivre à Paris, c’est également pouvoir commander à manger ou un Uber à toute heure de la nuit. Que Dieu bénisse Uber.

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Vivre à Paris, c’est aussi se balader la nuit dans les petites rues, passer devant Notre Dame ou Montmartre et s’extasier devant la beauté des bâtiments. Paris de nuit, c’est juste magique ! Sauf quand tu te fais suivre par un mec chelou.

Je trouve que Paris est une ville unique. Peut-être que je la détesterais dans 6 mois, peut-être que l’excitation sera retombée, mais pour le moment je profite de chaque instant, de chaque balade, de chaque rencontre.

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Et vous ? Qu’aimez-vous et que détestez-vous à Paris ?


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Journée de la femme, égalité, liberté
Réflexions

Être une femme en 2017

Hello

Vous n’êtes pas sans savoir que le 8 mars est la journée des droits de la femme. La présence de cette journée « spéciale » dans les médias m’a fait me questionner sur la place de la femme dans le monde, ou du moins, dans la société que je connais, en France.

Pour beaucoup de personnes encore, de sexe masculin ou féminin, la femme reste une personne inférieure à l’homme. En ce qui me concerne, je suis contente d’avoir grandi au sein d’une famille où ne m’a jamais dit de ne pas faire quelque chose car je suis une femme. On ne m’a jamais habillée tout en rose ou forcé à jouer à la poupée parce que c’est comme ça que ça doit se passer. J’ai fait comme je le voulais et c’est très bien comme ça. Si j’adore les jupes, les robes, le maquillage et « les trucs de filles », c’est de par ma seule volonté, mon caractère et non à cause de mon éducation. La preuve, ma soeur est tout mon contraire ! On m’a appris que les hommes et les femmes sont égaux, ou du moins complémentaires, mais qu’aucun n’a l’ascendant sur l’autre. Que je peux faire ce que je veux si je me bouge et que tout est possible avec du travail et de la volonté. On m’a appris à faire attention aux gens que je fréquente bien-sûr, mais on ne m’a jamais empêché de sortir parce que je suis une fille. J’ai pu avoir tous les copains que je voulais. C’est le souvenir que je garde de mon éducation en tout cas, je ne me suis jamais sentie brimée ou mal à l’aise dans le fait d’être née femme.

Malheureusement, beaucoup de personnes ne sont pas élevées dans ce type d’environnement.

Je vis à Paris depuis moins d’une semaine et pourtant je me rends déjà compte du regard vicieux et gênant que de nombreux hommes osent poser sur les femmes, comme si elles n’étaient qu’un bout de marchandise dont ils aimeraient disposer à leur guise. Je reste persuadée que s’il n’y avait pas la loi pour réfréner les ardeurs de certaines personnes, il y en a qui s’en donnerait à coeur joie et ferait ce qu’ils veulent. Ca me fait peur aussi quand je lis des témoignages de femmes victimes d’agressions sexuelles, dont la parole est constamment remise en question par la police ou l’entourage, à coup de « tu étais habillée comment ? », « es-tu sûre de ne pas l’avoir provoqué ? ». Je ne savais pas que le fait de porter une jupe courte ou un rouge-à-lèvres justifiait une main aux fesses ou une proposition indécente de la part d’autrui.

Ca me choque également que tout le monde se mobilise pour la journée de la femme, pour lutter contre les injustices, mais que dans les médias on voit toujours autant de propos misogynes et sexistes. Retrouvez le meilleur des pubs sexistes sur une page Facebook dédiée à ce sujet ! À vomir, sérieux.

Je ne crois pas être une féministe. À vrai dire, je n’arrive même pas à apposer une définition à ce mot qui est utilisé à toutes les sauces. Je ne pense pas que les hommes et les femmes puissent être à 100% égaux dans le sens où nous sommes fondamentalement différents, tout simplement. Je pense néanmoins que nous sommes complémentaires et que l’on ne devrait pas faire de différence entre le salaire d’une homme et d’une femme par exemple. Qu’une femme ne devrait pas rester à la maison s’occuper des enfants, juste parce qu’elle est une femme et que c’est son rôle. Je ne comprends pas les hommes qui refusent de changer une couche. Je ne comprends pas pourquoi en politique, les femmes sont moquées (et si peu présentes). Ca me met en colère quand je vois des vidéos de sénateurs ou députés se permettant de balancer des propos misogynes à leurs collègues femmes (cadeau). On élit des blaireaux pareils, vraiment ? Bien qu’il y ait des styles vestimentaires que je juge indécents, vulgaires et peu adaptés à certaines situations, ça me gonfle d’entendre des femmes se faire insulter à cause de leur tenue. Ça m’énerve qu’une femme soit jugée de façon négative si elle a couché avec trop d’hommes. D’ailleurs c’est combien trop, ça change quoi, quelle différence avec un mec qui s’est tapé la moitié de la fac ? Est-ce-qu’il est impur lui aussi ? Enfin, pourquoi les femmes qui ne souhaitent pas avoir d’enfants sont-elles jugées, la femme est-elle réduite à son rôle de mère-pondeuse ?

Au final, ça parle beaucoup mais rien ne bouge très vite, il ne faudrait pas non plus choquer la société avec un changement trop radical hein ! J’aimerais juste qu’en dépit des différences entre les hommes et les femmes, il y ait un petit peu plus de courtoisie et de respect, d’entraide et de tolérance. Et non pas juste des rapports sociaux biaisés par l’envie constante de certains de dominer et d’assouvir la femme. Le pire je crois, ce sont les femmes qui dénigrent les autres femmes à coup d’insultes et de « bien fait tu l’as mérité, moi je … ». Choquant.

Sur ce, je vous laisse avec cette belle vidéo qui fait réfléchir.

 


Que pensez-vous de la Journée de la Femme et de la situation des femmes en général ? Qu’est ce qui vous interpelle ?


 

Réflexions

De Nouméa à Paris : le début d’une nouvelle vie

Bonjour

12 écoles. 4 pays. Hier soir, je n’arrivais pas à dormir et j’ai compté le nombre de fois où j’ai déménagé dans ma (courte) vie. À chaque fois, un nouvel effort d’adaptation, de nouvelles habitudes à prendre, de nouveaux amis à se faire, éventuellement une nouvelle ville à découvrir.

Lorsque je suis arrivée en France il y a bientôt 3 ans, j’ai laissé toute ma vie en Nouvelle-Calédonie, mes amis, une partie de ma famille, mes toutous d’amour, le soleil et les salades tahitiennes. J’ai pris l’avion avec mes 5 valises (je rigole même pas, toute ma vie dans 5 valises) et je suis partie à 22 000 kilomètres de mon chez-moi. Ce n’est pas rien. C’est dans ces moments là que l’on se rend compte de tout ce que l’on va quitter et ça fait terriblement peur d’aller vers l’inconnu. Un peu comme quand on quitte un bâtard mec et qu’on hésite quand même parce qu’on se demande si on va retrouver mieux après.

J’ai tout refait à Montpellier ; mes copines d’écoles sont devenues mes amies, mon appartement est devenu mon cocon, ce fameux pote est devenu un peu spécial dans ma vie et ma famille ne se trouvait jamais trop loin pour que je puisse aller régulièrement la voir. L’ambiance sympa et le soleil du Sud ne gâchaient pas le tout.

Arc de Triomphe Paris FranceAujourd’hui, je suis à l’aube d’un nouveau chapitre de ma vie, puisque je déménage à Paris, en mars 🙏🏼. Ca s’est un peu fait par hasard et je suis anxieuse à l’idée de partir et excitée à l’idée de découvrir la ville lumière. Quand j’étais plus jeune, j’écoutais en boucle l’album de Notre Dame de Paris (je sais que c’est hyper ringard ahah), je connais toutes les chansons par coeur. Ensuite, j’ai été fascinée par Amélie Poulain, Ratatouille, les Artistochats, Paris je t’aime, Da Vinci Code. Il y a tant de films dont l’intrigue se déroule à Paris. Il faut vraiment que je fasse un article sur ma play-list chansons spéciales Paris ! Ca fait des années que Paris me fait rêver et j’ai aujourd’hui la chance d’avoir trouvé, si tout se passe bienun logement qui me permette de m’y installer sereinement, sans avoir à vendre mes 2 reins + ma grand-mère pour avoir un toit au dessus de ma tête, ni avoir à me coltiner 12 ans de RER chaque jour.

Je suis super fière de moi car j’ai décidé d’aller au delà de mes peurs, au-delà des «  je veux pas quitter mon confort, mes potes, ma routine, je sais pas comment ça sera là-bas » et d’entamer une nouvelle vie qui sera, j’en suis persuadée, géniale (on sent la fille qui essaye de s’auto-rassurer là) !

Notre Dame de Paris, FranceQuand je suis arrivée de mon Caillou, perdu au milieu du Pacifique Sud et peuplé de gens qui marchent au ralenti, j’étais stressée rien qu’à l’idée de prendre le tram. À Montpellier. Je vous interdis de vous moquer. On n’a même pas de tram à Nouméa, c’est à peine si on a des bus qui arrivent à l’heure. J’écoutais les on-dit, les « tu sais y’a plein de gens méchants en France, fais attention dans la rue, on pourrait t’agresser, range ton téléphone, ne parle pas aux inconnus, ne mets pas de jupe ». C’est fou toutes les peurs que les autres peuvent vous transmettre avec de simples paroles. Je ne dis pas qu’il ne faut pas faire attention, seulement, quand je repense à la moi d’il y a 2 ans et que je la compare à la moi de maintenant, je rigole. Bien que Paris soit aux antipodes de ce que j’ai toujours connu, je sais que je suis en mesure de m’adapter. Au pire, rien n’est acté dans la vie et la SNCF a sorti un super abonnement qui permet de partir rapidos et à moindre coût ! En plus, j’ai super hâte de vous écrire plein de nouveaux articles.

Au passage, si quelqu’un vit à Paris par ici, n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail !

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Et vous, racontez-moi un peu votre vie !
Avez-vous déjà déménagé ? Comment est-ce-que ça s’est passé ?
Si vous vivez à Paris, qu’est-ce qui vous plait là-bas ?


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Réflexions

Tribulations d’une carnivore

 

Salut

Cette semaine, je suis allée dans l’un de mes magasins alimentaires préférés sur Montpellier et alentours, Le Chêne Vert. C’est un magasin bio dans lequel on trouve notamment de la « viande » vegan. Je me suis dit qu’il serait intéressant de faire un article sur les produits vegan puisque je sais que la grande majorité des personnes qui me lisent sont adeptes des apéros à base de saucisson-fromage-vin rouge. N’est-ce-pas les copines ?

Je ne suis pas végétarienne, loin de là. Néanmoins j’ai diminué la quantité de viande que je consomme chaque semaine et je n’en achète plus trop, à moins d’avoir envie d’un plat spécifique. J’en mange surtout à l’extérieur, lorsque je vais au restaurant ou chez des amis. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi, je suppose que c’est ma conscience qui se réveille et la viande me dégoûte de plus en plus. Par exemple, je ne peux plus manger de tartare, la viande sanguinolente m’écoeure. J’ai des jours avec et des jours sans, ça dépend, c’est de plus en plus fréquent.

Les jours sans, j’applique la politique de l’autruche, à savoir : ne pas imaginer que ce bout de chair a été une petite vache trop mignonne qui n’a rien demandé à personne. La même petite vache trop mignonne à qui j’ai donné du foin et gratté le museau il y a un mois en visitant une ferme. Je fais de l’abstractionJe ne mange pas un animal, je mange de la viande, une saucisse, un steak, des boulettes de viande. Vous avez compris le principe. D’ailleurs, les lobbys industriels nous y aident bien ! Vendraient-ils aussi bien leurs produits si à la place d’un joli packaging neutre on voyait la photo du veau que l’on va manger ? Evidemment que non.

Les jours avec, eh bien c’est beaucoup plus compliqué. J’ai été habituée, comme nous tous je présume, à manger de la viande (ou du poisson) chaque jour, sans me questionner sur le côté éthique de la chose. Est-ce-que c’est normal de manger de la viande ? Je suppose que oui, il faut bien se nourrir et cela fait partie de nos traditions. Est-ce-que c’est moral ? C’est là que ça coince.

Autant l’idée d’une personne vivant dans une savane et qui va aller, toute seule comme une grande, chasser elle-même une antilope qui a grandit en liberté absolue, dans le but de se nourrir ou de nourrir sa famille, ne me choque pas plus que ça. C’est un peu comme le lion qui va manger une gazelle, c’est le cycle de la vie, les prédateurs, tout ça.

Autant l’idée de manger de la viande qui provient d’un élevage industriel, l’idée d’avoir des animaux qui sont enfermés toute leur vie dans le but spécifique de servir de nourriture, je trouve ça terrible.

Devenir végétarien vegan

Parfois, je me dis que s’il est interdit d’être cannibale, qu’est ce qui nous donne le droit de manger d’autres types d’êtres ? Est-ce-que c’est comparable ? Ont-ils moins de mérite que nous ? Ont-ils moins d’importance ? Sont-ils inférieurs ? Si des humains étaient élevés dans des cages, sans possibilité de voir le jour ou de se mouvoir, dans la souffrance et la peur, cela provoquerait un scandale international. Alors pourquoi les gens ne trouvent-ils pas choquant que ce même traitement soit infligé à des animaux ? Je trouve que c’est triste, d’autant plus que les animaux ne peuvent que subir, ils n’ont aucun moyen de se défendre, et quand bien même ils le feraient, ils se feraient tuer. C’est vraiment injuste.

Je retrouve la même problématique du côté du fromage. J’adore le goût du fromage, je vénère le goût du fromage et si j’avais pu choisir un seul aliment à manger jusqu’à la fin de ma vie, ça aurait sûrement été du fromage. Cependant, là aussi, ma conscience vient sonner l’alerte.

– Premièrement, boire le lait d’un animal qui est plus gros que nous n’est pas sainPourquoi Madame Watson ? Tout simplement car c’est trop riche pour nous. Le lait de vache est, de base, fait pour nourrir le veau qui à la naissance fait tout de même 45 kilos (et 150 kilos à l’âge de 6 mois). Le lait de vache est indigeste pour l’homme et c’est bien normal. Si on donnait du lait d’humaine à un veau, le pauvre, il ne ferait pas long feu, tout simplement car ça ne serait pas un lait assez riche et adapté à son organisme. L’inverse est donc logique. Si, en plus, on combine cela à tous les antibiotiques qu’ils donnent aux vaches, on fini par obtenir un produit super néfaste à notre santé. Je vous invite à cliquer ici pour en savoir plus à ce sujet.

– Deuxièmement, imaginez un monde où des femmes sont enfermées et enchaînées. On leur donne à manger une fois par jour et elles dorment dans leurs besoins. Elles sont privées de lumière naturelle durant plusieurs mois et ne peuvent pas trop bouger, encore moins marcher ou courir. Plusieurs fois par jour, on leur fixe des machines aux seins pour en extraire du lait. On les force à faire des enfants qu’on leur retire quelques jours après la naissance pour que la lactation continue. Elles sont stressées et souffrent. Ca vous choque ? C’est pourtant ce qu’il se passe chaque jour pour des millions de vaches (et d’autres animaux). En quoi est-ce moins pire pour des animaux que pour des humaines ? À quel moment ça vous parait normal d’infliger à des êtres vivants de type animal ce que personne n’oserait infliger à un être vivant de type humain ?

Il y a sûrement tout un tas d’autres raisons auxquelles je ne pense pas, des centaines de cas qui pourraient servir à illustrer cet article, ce n’est pas pour rien que des documentaires et des livres existent. Toujours est-il que ces raisons là me font me questionner sur mes modes de consommation. Parfois je fais attention, parfois pas.

Changer ses habitudes est compliqué et égoïstement, je continue à consommer de la viande, du poisson et du fromage parce que j’aime ça, parce que j’en ai l’habitude, parce que quand je vais faire mes courses, je craque, parce que quand j’ai des fringales, ce n’est malheureusement jamais avec des carottes et des concombres, parce que je considère que c’est plus simple comme ça.

mange tes légumes

Je n’ai encore jamais regardé de reportages sur le marché de l’agroalimentaire, ni même souhaité voir les vidéos du scandale des abattoirs. J’ai trop peur de les visualiser et d’être malheureuse, de me sentir impuissante. La politique de l’autruche.

Néanmoins, je sens que je suis sur la bonne voie. Je dis pas ça pour me donner bonne conscience hein ! Le fait d’écrire à ce sujet, d’être allée lire des articles afin de me documenter plus sur ce thème, je crois que ça me fait prendre encore plus conscience de l’incohérence dans le fait d’être carnivore. Un changement est en cours en tout cas, je trouve ça bien, même si ça prend du temps et que ce n’est pas toujours évident.

Je vois que j’ai dérivé du sujet initial qui était de faire une revue des produits vegan que j’avais achetés. Ca sera pour la prochaine fois !

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Et vous, êtes-vous végétariens ou vegans ? Que pensez-vous du fait de consommer de la viande et du fromage ? Est-ce-que vous trouvez ça normal ?


 

 

Foule soldes Paris 2017
Réflexions, Shopping

Pourquoi je ne ferai pas les soldes cette année

Comme vous le savez certainement, les soldes ont commencé cette semaine et se termineront courant février. Je n’ai jamais été trop fan de cet événement pourtant attendu pour des milliers de personnes en France et j’ai décidé que cette année, je n’y participerai pas.

A l’instar du Black Friday, je trouve que les soldes sont complètement dingues. Dans le sens mauvais du terme. Cela m’effraie, chaque année, de voir à quel point certaines personnes sont des moutons (cf. le fameux reportage présenté au Journal de 20h à chaque début de soldes, avec des centaines d’individus qui font la queue et se ruent comme des morts de faim dans les magasins).

Je pense que cet événement nous pousse à la consommation et concrètement, ça me dérange. C’est limite du harcèlement, le mot « soldes » est affiché partout en énorme. Je remercie AdBlock et le fait de ne pas avoir de télé afin de ne pas avoir à subir ces agressions visuelles continues.

Les gens prétextent le fait que ça soit les soldes pour, je cite, « faire des économies« . Je ne suis pas d’accord avec cette idée, faire des économies impliqueraient justement de ne pas aller acheter des produits dont on n’a pas besoin. Sous prétexte que c’est moins cher, on achète davantage et au final, on se retrouve avec encore moins d’argent que pour des achats effectués en période de non-soldes. Au final, à qui profite la bonne affaire ? Les soldes ne conviennent pas à ma phase de déconsommation actuelle (je fais le vide dans mes placards et je privilégie les vêtements de seconde main ou faits-main, histoire de conscience). De plus, je ne craque jamais sur les anciennes collections (soldées), mais toujours sur les nouvelles (hors de prix), c’est donc super frustrant.

Aussi, l’idée de m’emboiter dans un magasin avec 300 autres personnes ne m’enchante guère. Je déteste faire la queue ainsi que les mouvements de foule et je déteste l’ambiance speed des magasins. Les gens râlent, soufflent, on a l’impression que leur vie se joue sur l’achat de ce pull en synthétique dégueulasse, fabriqué par un petit enfant asiatique de 8 ans, c’est fatiguant et ça me met, moi aussi, de mauvaise humeur. Ambiance.

Enfin, soyons honnêtes, j’ai aussi bien trop peur de céder, parce que OUI je peux être faible et que moi aussi j’ai envie d’avoir un rouge à lèvre rouge, alors que j’en ai déjà douze de cette même couleur. Du coup je reste éloignée de ces maudites tentations.

Finalement, la seule raison qui pourrait me pousser à me déplacer dans un magasin bondé de zombies affamés, ça serait d’avoir besoin d’un objet assez cher en promotion à l’occasion des soldes, mais ce n’est à priori pas le cas cette année, donc problème réglé. Et quand bien même, que Dieu bénisse Internet et la livraison à domicile, Amen.

Au final, je ne cède plus aussi facilement à mes envies shopping et je suis beaucoup plus attentive à mes besoins. Je trouve que c’est une bonne initiative et cela me permet de ne pas acheter des vêtements ou des accessoires que je ne mettrais pas ou peu.

 


Et vous, que pensez-vous des soldes ? Avez-vous prévu d’acheter des choses ?


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Nouvelle année 2017 résolutions
Réflexions

Tenir ses résolutions (ou pas)

 

Je suis super excitée à l’idée d’une nouvelle année qui commence. Je me demande toujours ce qu’il va se passer durant cette nouvelle année : est-ce que je vais gagner au Loto ? (sachant que je ne joue pas, logique). Est-ce-que je vais rencontrer l’HdmV (Homme de ma Vie, ndlr) ? Est-ce-que je vais devenir chargée de communication pour une super marque de ouf ? Est-ce-que je vais partir à la conquête de la Capitale et me transformer en une espèce d’Amélie Poulain ? Surprise ! J’ai hâte de voir ce que cette année me réserve et où me mèneront les opportunités.

Au final, je vois la nouvelle année comme un nouveau livre que l’on commence, et dont on peut écrire chaque page de la façon dont on le souhaite. C’est une nouvelle occasion de faire les choses bien, ce qui rend la chose excitante !

Du coup, j’ai essayé de prendre des résolutions. Bon, je me méfie un peu car tout le monde sait que les résolutions ne sont jamais tenues, ce qui est bien dommage. La première des résolutions, bien entendu, est d’éliminer tout ce que ma mamie m’a fait ingurgiter en une semaine de vacances chez elle.

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Plus sérieusement :
– Trouver un travail en adéquation avec mes envies et mes compétences
– Éventuellement, déménager dans une nouvelle ville
– Continuer la boxe et le MMA
 Prendre le temps
– Faire le tri parmi les relations toxiques
– Cultiver les instants de bonheur et apprendre à lâcher prise
 Ne plus retourner sur Tinder.

Ahah.

J’aimerais bien que mon blog se développe et toucher une audience plus large. Déménager me tient aussi à coeur parce qu’à mes yeux, c’est un challenge, et j’ai envie de découvrir une nouvelle ville. J’ai envie que ça bouge. Je suis assez confiante en ce que la vie me réserve, car je pars du principe que l’on est (co) responsable de ce qui nous arrive, et où que j’aille, quoi que je fasse, cela sera une expérience (bonne ou mauvaise).

En avant les aventures !

D’ailleurs, pour Noël, je me suis offert ce chouette bouquin qui consiste à répondre à une question par jour durant 365 jours, à répéter sur 5 ans (pourquoi faire simple ?). Les questions vont de « à quelle heure vous êtes vous endormi ? » à « après quoi courez-vous en ce moment ?« , en passant par « votre spiritualité en 3 mots ». Vous pouvez retrouver ce journal ici. Je trouve cet exercice ultra intéressant car il permet d’analyser ses ressentis sur le moyen et long terme, mais aussi de voir ses propres évolutions au fil des années. Tout à fait le genre de trucs bizarres que j’adore faire. #coucoupsychopathedelistesentoutgenre

Est-ce-que quelqu’un a déjà essayé ce genre de bouquin ?

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Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite de nouveau une belle année ! Qu’elle soit pleine de joie, de succès, de projets. Vous connaissez la chanson !


Je suis curieuse de savoir si vous avez pris des (bonnes) résolutions.
Dites-moi tout dans les commentaires !
 ♡


Baie île des pins Nouvelle-Calédonie
Réflexions, Voyages

Grandir dans le Pacifique

 

bonjour-01

Récemment ma mère m’a dit :

Tu me fais une lettre, courte ou moins courte sur ton enfance ou ta vie dans le Pacifique – comme si tu ne devais garder que les bons souvenirs. Et tu me l’envoies (et ne me demande pas pourquoi c’est une surprise).

J’ai été intriguée, puis j’ai décidé de le faire, pour lui faire plaisir, mais aussi parce que j’aime beaucoup les exercices d’écriture.

Au final, au matin de Noël, elle m’a offert un magnifique recueils de souvenirs de ma vie là-bas.


Retrospective sur ma vie
en Nouvelle-Calédonie

Lorsque j’annonce aux personnes que je viens de Nouvelle-Calédonie, j’obtiens toujours des réactions de surprise et d’envie. Elles me répondent que j’ai de la chance, et elles me demandent souvent « c’est comment la Nouvelle-Calédonie ? ». Je pense qu’il n’y aurait pas assez de mots pour décrire ce que je ressens face au Caillou, mon Caillou.

Grandir à Nouméa, c’est avoir la chance d’évoluer dans l’un des plus beaux endroits de la planète. Je ne saurais pas trop dire avec précision ce que j’ai ressenti la première fois que j’ai mis les pieds là-bas, j’étais tellement jeune. Mes souvenirs, par la suite, sont toutefois innombrables.

Je pense aux arbres majestueux, les Flamboyants, et à leurs pétales de fleurs que l’on mettait sur nos doigts afin de prétendre que l’on avait des faux ongles. Il y avait un Flamboyant qui était mon ami et qui s’appelait Merlin (j’avais 8 ans hein). Je pense également aux fleurs de tiaré que l’on mettait dans nos cheveux en dansant le tamouré. Aux carrés de chocolat blanc que ma marraine nous donnait pour le goûter, et aussi aux roulades dans la colline avec ma copine Caroline. On partait explorer les alentours, telles d’intrépides aventurières, et on parlait aux coccinelles. Je me rappelle de l’immensité de la mer que l’on voyait au loin à Nouville, et aussi de la base militaire à moitié abandonnée qui était juste à côté de chez nous et que j’adorais explorer.

Plus tard, je me rappelle que j’élevais des criquets sur l’une des plantes du balcon. Certaines fois, avec mes grands-parents, on partait camper dans des tribus avec un club de marcheurs, c’était des grands moments de joie et de partage. On jouait au foot, on montait à cheval et on cuisinait des plats locaux.

Au collège, je me souviens de mes amis, ainsi que de mon look improbable, qui consistait à porter des mitaines à résilles rose fuschia avec plein de khôl autour de mes yeux. J’allais à des booms et on jouait au jeu de la bouteille. J’étais amoureuse de Théo et je m’étais pris un gros vent sur MSN.  Une fois, je suis sortie 3 jours avec un certain Thibault qui s’est révélé être gay par la suite. Coïncidence ? Je ne crois pas.

Au lycée, j’ai eu une voiturette et c’était la chose la plus cool du monde. Elle était tunée, avec des flammes sur le côté. Je mettais mes copines dans le coffre, puisqu’il n’y avait que 2 places, et on allait manger des bambao à l’Anse-Vata entre deux cours de philosophie et littérature.

Plus tard, je pense aussi aux soirées à danser à la Bodéga ou au JPs et aux rendez-vous Quick à 5h du matin, pour acheter des desserts que nous mangions sur la plage en regardant le soleil se lever. Aux soirées avec une bouteille carrée à la main, en écoutant de la musique tahitienne et en criant des « tchihis ». Aux raves pieds nus dans la terre rouge et aux lendemains à comater au bord de la rivière.

Je pense à mon magasin préféré, « Chez Florence », qui fait les meilleurs nems et les meilleures salades de poisson de la galaxie, et à tous ces restaurants qui me manquent trop. Aux tartares de poissons fraîchement pêchés, mangés avec des légumes du jardin et des fruits exotiques.

Aux virées en voiture tout autour de la Calédonie, à découvrir des endroits paradisiaques et à camper. À nager contre les vagues à Poé et à marcher dans la forêt. À observer les étoiles allongés dans le sable.

A toutes les belles rencontres que j’ai fait là-bas.

Aux sourires tous doux des mamies kanaks quand elles te parlent et aux papis qui t’appellent « ma fille ». Aux virées en brousse avec le pick-up. Aux virées en bateau. Aux fêtes sur des ilots et aux balades avec le bombardier, les cheveux au vent. Aux courses nocturnes le soir à la Promenade Pierre Vernier et aux balades en voiture avec la musique à fond sur les Baies en fin de journée.

Des souvenirs, j’en ai des centaines et je serais bien incapable de choisir mon préféré car j’affectionne chacun d’entre eux. Quand je ferme les yeux, ils me reviennent tous à l’esprit et ça me rend nostalgique. Au final, tout ce que je sais, c’est que j’ai eu de la chance d’avoir pu grandir dans un endroit sécurisé, où le danger est moindre, où les gens sont bons et généreux. À la liberté que j’ai eu de pouvoir faire ce que je voulais, car, dans la majorité, les Calédoniens sont comme une grande famille, malgré les différends qui peuvent parfois les opposer.

La Calédonie est un paradis sur terre, il n’y a pas de mots assez forts pour décrire cela.


Et vous, y-a-t’il un endroit de votre enfance qui vous a marqué ?


 

 

Foule à un concert jeunes adultes
Réflexions

To adult or not to adult ?

2016 s’achèvera dans moins d’une quinzaine de jours et j’ai vraiment hâte. Il me semble que 2016 n’a pas été une année de dingue pour tout le monde. En ce qui me concerne, elle a été une année de transition et j’ai hâte de tourner la page et de commencer 2017.

En 2016, j’ai eu l’occasion de quitter une relation toxique, d’obtenir mon Master, de découvrir la galère de la recherche du premier emploi et d’avoir des déclics sur pas mal de choses. Ca a clairement été une année d’apprentissage. J’ai appris et compris beaucoup d’aspects de moi-même, j’ai réalisé plein de choses. Une année placée sous le signe du développement personnel et du changement donc. Et pourtant le chemin est encore long !

En 2017, j’aurais 25 ans. Ca aussi, c’est un sacré pas en avant, le fameux quart de siècle. C’est excitant et stressant à la fois. C’est excitant de me dire que ma vie commence, mon diplôme et mes compétences en poche et la tête sur les épaules. Je peux faire ce que je veux, déménager dans une autre ville si ça me chante, partir à l’autre bout du monde si j’en ai envie. Plein de choix s’offrent à moi et le plus compliqué au final, c’est juste de prendre une décision et de ne pas avoir peur. Je suis pleine d’espoir.

Malgré tout, j’ai quand même la trouille de me prendre une grosse claque et d’être déçue. C’est stressant de passer du statut d’étudiante à celui d’adulte. Au revoir les aides financières de papa maman, désormais je dois voler de mes propres ailes, avec les angoisses que cela comprend : Est-ce que je vais réussir à me dégoter un travail ? Est-ce que je vais être épanouie ? Est-ce que je fais les bons choix ? Est-ce que je vais pouvoir maintenir mon confort de vie ou est-ce que je vais finir sous un pont à chanter du Edith Piaf pour survivre ? (Et entre nous, si je dois compter sur mes compétences en chant pour manger, je suis mal barrée).

J’ai un peu peur de me planter, de ne pas y arriver, et aussi de vieillir et de m’ennuyer dans ma vie. De perdre toute mon insouciance. Rien que ça.

À y réfléchir, j’ai déjà plein de tocs d’adultes. Genre je fais des listes, en mode grande psychopathe de l’organisation. Je fais des apéritifs dinatoires, le truc de vieux par excellence. Quand je me cuite, je mets dix ans à m’en remettre, telle une grand-mère. J’ai planté des tomates sur ma terrasse et je culpabilise quand je me lève tard. Hier j’ai regardé vite fait Miss France et j’ai dit quelque chose comme « elles font bien jeunes dis donc ». Voilà voilà. Meuf barbante bonjour.

En vrai j’exagère totalement, parce que je regarde toujours des dessins animés, j’ai des peluches dans mon lit et une grande affiche à colorier sur le mur de mon salon. Je dis wesh parfois et quand on me vouvoie ou qu’on m’appelle madame, je fais une crise cardiaque. J’aime bien manger des Kinder Surprise et monter les petits jouets à l’intérieur, et aussi jouer aux jeux vidéos. Je donne des noms à mes plantes et je me suis amusée à Pokemon quand il est sorti.

En somme, je suis un endulte. Ou une adulescente, c’est vous qui voyez. Comme dirait Britney Spears, I’m not a Girl, not yet a Woman.

Une partie de mes copines se fiance et fait des enfants, DES ENFANTS mon dieu, et l’autre partie boit à ne plus en pouvoir tous les week-ends et n’arrive pas à garder un mec plus de 15 jours. Et moi, j’ai l’impression d’avoir une boule de nostalgie dans le ventre, du genre et moi je fais quoi là ? Pourquoi j’ai pas plus profité quand j’avais 17 ans ? Est-ce que je vais finir seule et alcoolique avec 77 chats ?

Maudite période de transition. Aussi, c’est comme si je subissais une pression inconsciente de la part de la société (et de ma grand-mère qui a bien l’intention de m’acheter un chapeau pour les Catherinettes l’an prochain). Comme si dans ma tête je me disais que ça craint à 24 ans de ne pas encore avoir de stabilité amoureuse, professionnelle, blabla. « COMMENT CA, TU NE TOUCHES PAS 4000 EUROS PAR MOIS INES ? » Alors que j’ai fini mes études y’a 3 mois à tout péter hein. Logique.

Quand j’étais jeune (encore une phrase de vieille ahah), je m’imaginais à 24/25 ans en Wonder Working Woman d’1m70, avec trop de responsabilités professionnelles genre le Diable s’habille en Prada en plus jeune, chanteuse Beyoncé part-time aussi à côté, un mari trop canon et un bébé en route, une super maison avec piscine et des animaux. Le cliché quoi. ON EST BIEN LOIN DU COMPTE ! Coucou Pôle Emploi & Tinder ! 

Je crois qu’en fait, je fais une crise de la trentaine avant l’heure, combiné à un petit syndrome de Peter Pan. Autant vous dire que je n’ai pas hâte d’avoir ma première ride. Il me faut une psychanalyse, Docteur ?


Et vous, comment se passe ou s’est passée votre transition à l’âge adulte ?


 

Pensée positive affiche
Réflexions

Voir le verre à moitié plein

On vit dans une société qui cultive la pensée positive, mais ce n’est pas toujours évident. En ce moment, je me questionne souvent sur la vie et sur la façon d’aborder les événements qui la composent.

Comment rester positive quand on doit compiler sur des problématiques personnelles diverses et sur les différentes épreuves qui croisent notre chemin ? Comment voir le verre à moitié plein, quand on n’arrive pas à se contenter de ce que l’on a ? Doit-on absolument faire semblant de vivre dans un nuage rose peuplé de licornes ? La question est ardue.

Nous sommes sans cesse en quête de bien-être, car nous ne souhaitons pas affronter les problèmes, et encore moins ceux des autres. Qui a envie de se taper les jérémiades incessantes de son entourage ? On soigne tout à coup de « sois positif, ça va aller ». Merci du conseil hein.

Je pense qu’à trop vouloir le bonheur, il nous échappe des mains et qu’il faut donc conserver une assez grosse dose de lucidité. Voir le verre à moitié plein, OUI, mais attention à ne pas faire une overdose ! Cette philosophie du positivisme à outrance, c’est un peu comme si on négligeait le mal-être et les aspects négatifs qui peuvent découler de certaines situations. À vouloir les faire taire à tout prix, on risque de culpabiliser et surtout : de ne pas accepter cette souffrance, qui est pourtant bien utile à l’évolution d’une personne. D’ailleurs, comment savoir qu’on est heureux, si on n’a jamais connu le malheur ?

Être parfois (un petit peu) pessimiste (ou comme je me plais à l’appeler « réaliste« ) n’est pas une mauvaise chose : c’est cela qui vous permet d’appréhender les risques de vos actes, leurs conséquences. A être trop optimiste, on tombe de plus haut quand on se plante (et on se plante forcément de temps en temps). Cela permet la prudence et le discernement. De plus, à moins d’être un Être Divin, ce n’est pas en ayant une culture positive que vos sentiments négatifs disparaitront. Ils seront simplement mieux camouflés. La politique de l’autruche, vous connaissez ?

Je trouve que toutes ces nanas que l’on voit sur les réseaux sociaux et qui cultivent la positivité à toute épreuve, sont très culpabilisantes, voire même démoralisantes. J’ai l’impression de faire face à une dictature du positivisme. Les personnes tout le temps positives m’énervent, c’est comme si elles m’enlevaient ma liberté d’être triste, qu’elles réprimaient mes émotions négatives. Elles me font me sentir coupable et j’ai l’impression d’en faire trop, alors qu’au final, j’ai le droit de me sentir comme ça si besoin. J’ai le droit d’être vulnérable de temps à autre, ou fragile un court instant quand quelque chose me blesse.

Je crois qu’il faut savoir être dans un état d’esprit positif, alimenté par de la confiance en soi et de l’amour de soi, mais sans pour autant ignorer les difficultés qui peuvent se présenter à nous, puisqu’elles sont nécessaires à la construction d’une identité.

Je suis assez partisante d’un juste équilibre au final, le Yin et le Yang. Il faut savoir cultiver son bonheur, le faire grandir, évoluer, et pour cela, rien de tel que des phases de remise en question, qui se font le plus souvent au travers des coups durs de la vie.


Et vous qu’en pensez-vous ?

Voyez-vous le verre à moitié plein ou à moitié vide ?