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Dix jours de rêve à Bali, part II

Bonjour

 

Jour 6. Direction Kintamani, on grimpe le Mont Batur !

Comme indiqu√© dans le pr√©c√©dent article, il est temps pour nous de quitter Ubud. Un taxi vient nous r√©cup√©rer √† l’h√ītel et nous emm√®ne vers notre auberge du jour, √† Kintamani.

Néanmoins, nous décidons de faire quelques petits arrêts en cours de route. Nous commençons par le temple Gunung Kawi.

Cet endroit plein de charme, en contrebas d’une route, se m√©rite. Il y a environ 250 marches √† descendre pour pouvoir y acc√©der (et donc √† remonter, cela va de soi). L’escalier traverse des rizi√®res et de charmantes petites boutiques.¬†

Gunung Kawi a √©t√© construit au onzi√®me si√®cle, creus√© directement dans la falaise, en hommage √† la famille royale de l’√©poque. La l√©gende locale veut que les¬†niches, de 8 m√®tres de haut chacune,¬†aient √©t√© creus√©es en une nuit par un g√©ant du nom de Kebo Iwa.

Nous encha√ģnons avec le Temple Tirta Empul, situ√© non loin du premier temple visit√©.

Le temple aurait √©t√© construit au dixi√®me si√®cle, sous la dynastie Warmadwa. Dans ce lieu saint se trouve le bassin de la source sacr√©e, dans laquelle p√®lerins et touristes viennent s’immerger. L’eau de la source est r√©put√©e comme √©tant purificatrice : elle √©limine les pens√©es impures. Elle aurait √©galement des vertus th√©rapeutiques.. Il y a tout un c√©r√©moniel, on n’y fait pas n’importe quoi ! Et bien que nous aurions bien eu besoin de purifier nos si peu chastes pens√©es, nous n’avons pas souhait√© participer √† la purification dans le bassin. Nous avons pr√©f√©r√© nous promener dans les alentours et avons pris le temps d’admirer les sculptures et les bassins.

Back to the taxi. Le trajet est ultra long. Nous contournons la montagne et nous enfonçons dans la nature. Il faut payer un droit de passage à la mafia locale. Tout un concept ! 

Nous traversons des villages, pauvres, puis un village abandonn√©. Je me demande ce qu’il a bien pu se passer dans cet endroit, car aucune maison de poss√®de de toit ; ¬†il ne reste plus que les murs et la v√©g√©tation qui, doucement, reprend ses droits sur la main de l’homme. J’apprends plus tard qu’en fait, il ne s’agit pas d’un village abandonn√©, mais d’un village qui est habit√© une fois par an, √† l’occasion d’une f√™te annuelle. A ce moment l√†, les villageois reconstruisent les toits, le temps de la f√™te, puis les d√©montent une fois que tout est termin√©.¬†

Nous sommes loin des zones touristiques, tr√®s loin. Nous ne voyons pas un touriste dans les zones que nous traversons et nous avons alors l’occasion d’observer la fa√ßon de vivre des balinais, dans ces zones recul√©es de l’√ģle. Les habitations sont plus modestes et pauvrement fournies. Il n’y a pas d’√©lectricit√© dans les maisons.¬†

Notre chauffeur commence √† d√©sesp√©rer d’arriver, l’auberge est finalement beaucoup plus loin que ce qu’il avait imagin√©, et enfonc√©e dans la montagne. Il n’y a plus de route et sa petite voiture a du mal √† se frayer un chemin. On culpabilise √† mort avec Marie-Sophie, parce qu’on sent bien qu’il est en train de nous maudire sur 3 g√©n√©rations. On commence √† flipper aussi, parce qu’on se demande o√Ļ est-ce que l’on va tomber.¬†

On arrive finalement au Bunbulan Hill Hostel et Khrisna, le g√©rant de l’auberge, nous accueille avec un grand sourire. Ici, c’est ambiance roots. Bob Marley en fond sonore et autres musiques modernes revisit√©es √† la sauce reggae.¬†

Il nous propose √† manger, √† boire, et nous voyons avec lui les formalit√©s administratives concernant l’ascension du Mont Batur. Nous serons un petit groupe de 7 ou 8 personnes. Au programme, r√©veil √† 1h, pour un petit d√©jeuner consistant. Puis, d√©part en voiture jusqu’au pied du volcan, pour une ascension de nuit, avec lampe torche et bouteille d’eau. Une fois en haut, cuisson du petit-d√©jeuner gr√Ęce √† la vapeur de la fum√©e du volcan, et lever du soleil.

De nombreuses excursions sont propos√©es par des guides locaux, mais celle de Khrisna est √† priori diff√©rente, car il propose un chemin hors des sentiers battus. De m√©moire, l’excursion co√Ľte dans les 45 euros (hors h√©bergement).

Apr√®s avoir d√©gust√© un plat de Nasi Goreng, nous partons dormir. La chambre est sommaire : un lit, une moustiquaire et un petit bureau. Il y a une minuscule salle de bain attenante. Nous avons pay√© 13 euros, √† deux, pour la nuit, et c’est parfait ! La nuit est de courte dur√©e, Khrisna vient toquer √† notre porte pour nous r√©veiller. Nous mangeons un bout, il nous donne une grande bouteille d’eau, une torche, et nous voil√† partis en van, direction le pied du volcan.

Nous descendons de la voiture et attaquons notre excursion. Il fait ultra froid, ultra nuit, le lieu est absolument désert, et le seul bruit que nous entendons est celui des chiens qui aboient. 

Et l√† les gars, tenez-vous bien √† vos chaises, vous n’√™tes pas pr√™ts pour l’histoire qui va suivre (comment √ßa j’en fait trop ?) :¬†

Nous marchons √† vive allure depuis une quarantaine de minutes et √ßa grimpe, nom de dieu ! On sent la sportive en moi. Et l√† les gars, je sens la crise d’asthme qui monte. A savoir que j’ai un petit asthme, que je fais rarement des crises et que donc, je n’ai pas du tout pris de ventoline avec moi, of course. Je m’arr√™te au milieu du chemin, au bout de ma vie, et je me dis que √ßa va pas √™tre possible, parce qu’il nous reste environ deux ou trois heures de marche et que tout le monde cavale. Je suis super g√™n√©e √† l’id√©e de ralentir le groupe et j’ai un seum intergalactique. Une grande partie du groupe continue sa course folle et j’annonce au guide qui est avec moi que √ßa ne va pas le faire. Nous tentons d’appeler Khrisna, qui est rest√© √† l’h√ītel, mais √ßa ne fonctionne pas et mon guide n’a pas de t√©l√©phone. Il me dit de retourner √† l’endroit o√Ļ nous a d√©pos√© le van, et qu’il va rejoindre l’autre guide qui lui a un portable.

Je redescends donc avec pour seule compagne ma lampe torche, √† trois heures du mat’, √† tenter de retrouver un chemin inexistant et √† m’imaginer que je vais¬†me faire manger par des chiens / kidnapper / d√©membrer / tomber dans un ravin (rayer la mention inutile). Je vois ma vie d√©filer devant mes yeux depuis une vingtaine de minutes quand j’entends un scooter arriver dans ma direction. Un scooter non identifi√© donc. Je me dis que mon heure est proche, je pense √† mes parents, √† Marie-Sophie qui va devoir les appeler pour leur dire que j’ai disparue dans la pampa et qu’on ne me retrouvera jamais (j’ai de lointaines origines marseillaises).

Puis j’entends ¬ę¬†bonjour mon amie¬†¬Ľ. C’est Khrisna. Hallelujah ! Les guides ont r√©ussi √† le joindre et il est venu me retrouver, √† mi-chemin sur le volcan.¬†

Je vous passe les 40 minutes de scooter, dans un froid absolu, sans casque, √† d√©valer une montagne avec des trous dans tous les sens. J’en rigole maintenant, mais en vrai, sur le moment, j’ai cru mourir une seconde fois, en repensant √† l’accident de scooter deux jours auparavant. Une fois arriv√©s, il me met au lit et il vient me r√©veiller au petit matin pour qu’on aille se balader.¬†

Khrisna a vraiment √©t√© merveilleux. J’√©tais g√™n√©e de ne pas avoir pu fini la marche, je me suis sentie super nulle, le boulet absolu. Il a voulu me redonner le sourire et il m’a amen√©e, en scooter, voir le lev√© du soleil dans les hauteurs du village. Magique.

Un petit peu plus tard dans la matinée, nous allons récupérer en voiture les marcheurs qui redescendent de leur montagne.

 

Du coup, voici en exclusivit√©√©√© le r√©cit de Marie-Sophie pour ce qui concerne l’ascension du volcan dans son int√©gralit√© :¬†

¬ę¬†Je commence √† monter, je pensais que tu me suivais. J’ai fait un arr√™t cardiaque quand j’ai vu monter le guide et le reste du groupe, sans toi. Je me suis vu appeler tes parents pour leur expliquer pourquoi tu avais disparue.

On a fait la mont√©e d’une traite, avec seulement deux trois pauses. Par rapport √† d’autres volcans que j’ai fait, je l’ai trouv√© faisable. Il fallait surtout faire attention o√Ļ on mettait les pieds, d’autant plus qu’il faisait nuit et qu’on marchait vite.

On est arriv√©s les tous premiers en haut du volcan, il faisait nuit noire. J’avais tellement froid, malgr√© mon k-way et du pull. On s’est abrit√©s dans une sorte de cabane en bois. On est arriv√©s une heure et demie avant que le soleil ne se l√®ve, du coup on s’est mis en sardine sous la cabane. On a vu des √©toiles filantes, c’√©tait magnifique. On a fait un feu, pour se r√©chauffer. Le soleil a commenc√© √† se lever, c’√©tait tr√®s beau, je me croyais dans le Roi Lion. Quand il y a eu les premi√®res lueurs, d’autres touristes ont commenc√© √† arriver, c’√©tait plein √† craquer. Du coup, on a commenc√© √† marcher sur une sorte de corniche, on a fait le tour du volcan en gros. √áa faisait un m√®tre de large et c’√©tait le vide, c’√©tait tr√®s impressionnant ! Toutes les couleurs de l’arc en ciel y sont pass√©es. Je garde un souvenir magique du calme, de cette sensation d’apaisement. Une fois le soleil lev√©, on a commenc√© √† descendre, sur un autre versant. Je me suis ramass√©e quelques fois, parce qu’on marchait sur des cailloux minuscules. On est arriv√©s sur un petit plateau, et on a fait cuire des oeufs, dans la chaleur des vapeurs du volcan. Les guides nous avaient apport√©s des petits sandwichs √† d√©guster.¬†

On a continu√© notre descente, dans la lave s√©ch√©e du volcan. Magnifique ! Nous sommes all√©s voir le crat√®re du volcan. Les guides nous ont racont√© qu’il y avait des sacrifices d’animaux, des vaches enti√®res qu’ils balan√ßaient dans le crat√®re, pour implorer les dieux de ne pas faire venir la lave sur les habitations.¬†¬Ľ


O√Ļ dormir ? : Le Bunbulan Hill Hostel ($)
Les petits + de l’h√ītel : prix riquiqui, ambiance roots plut√īt sympa, les conseils de la team de l’h√ītel, personnel aux petits soins, le good mood de Khrisna.

 

Jours 7 et 8. Direction Amed, plage & plongée.

Apr√®s toutes ces aventures, nous prenons donc la route pour nous rendre dans la ville d’Amed. Objectif plong√©e. La route est longue, nous nous endormons dans le taxi un petit moment.

Nous traversons les cha√ģnes montagneuses et les paysages me font penser √† ceux de la Nouvelle-Cal√©donie.¬†Souvenirs…¬†

Nous arrivons √† l’Aquaterrace Hotel, h√ītel qui nous accueillera pour deux nuits. L’h√ītel est canon et me fait penser √† un √©tablissement que l’on pourrait trouver sur la M√©diterran√©e.¬†

J’ai eu un gros coup de coeur pour cet h√ītel. On ne l’a d’ailleurs presque pas quitt√©, et il nous a vraiment permis de nous ressourcer et de recharger nos batteries. Il est tenu par un indon√©sien et une japonaise. Le restaurant est d√©licieux, √† prix tout doux ; savant m√©lange de cuisine japonaise, indon√©sienne et italienne.

Le lendemain, nous avons rendez-vous au centre de plong√©e Abyss Dive Center, pour une session plong√©e. C’est ma premi√®re plong√©e en bouteille et je suis trop excit√©e de faire cela !¬†

Abyss Dive Center est un centre de plong√©e fran√ßais, bas√© √† Amed. La ville regorge de centres de plong√©e, mais cela nous rassurait d’avoir un instructeur parlant fran√ßais.¬†

Nous optons pour une initiation √† la plong√©e, un¬†bapt√™me de plong√©e, bien que Marie-Sophie n’en soit pas √† son premier coup d’essai. Nous allons plonger sur le US Liberty, qui est une √©pave de cargo am√©ricain, torpill√© par les forces arm√©es japonaises en 1942, et qui se trouve √™tre √† quelques dizaines de m√®tres des c√īt√©s balinaises.¬†

Apr√®s une premi√®re plong√©e √† 5 m√®tres pour nous expliquer les bases, histoire de ne pas se noyer, nous nous lan√ßons vers le Liberty. Quelle excitation ! J’appr√©hende un petit peu au d√©but, respirer sous l’eau n’est pas naturel. Mais je m’y fais vite ! Le monstre d’acier appara√ģt sous nos yeux, c’est impressionnant. Une multitude de poissons nagent autour de nous, et ce spectacle est magnifique. J’aimerais rester l√† pour toujours. Tout ce calme, ce bleu, c’est tellement beau.

Au final, nous plongeons √† quinze m√®tres. Le temps passe vite, sous l’eau, et c’est avec regrets que nous devons remonter √† la surface.

Nous rentrons √† l’h√ītel, et je me tape un mal de t√™te de l’espace, qui dure plusieurs heures. Heureusement, un petit massage soulage tout √ßa ! ;o) De loin le meilleur massage test√© √† Bali, sur tous ceux que nous avons essay√©. Je ne peux que vous recommander le¬†service spa de l’Aquaterrace Hotel. Les tarifs sont plus chers que ceux pratiqu√©s dans les salons de massage lambda, mais ils sont tr√®s professionnels. Et quand je dis ¬ę¬†plus cher¬†¬Ľ, on parle de 16 euros seulement pour 60 minutes de massage, ce qui n’est clairement pas le bout du monde.¬†

Un d√ģner, et au lit ! Demain est notre derni√®re journ√©e √† Bali, et nous retournons dans le sud de l’√ģle.


O√Ļ dormir ? : Aquaterrace Amed ($$)
Les petits + de l’h√ītel : la vue est canon, l’h√ītel est magnifique, la cuisine est d√©licieuse et vari√©e, et les massages propos√©s au sein de l’√©tablissement sont extraordinaires !¬†
Le b√©mol : l’h√ītel est √©loign√© des centres de plong√©es principaux

 

Jour 9. Direction Kuta.

Nous nous levons un petit peu tristes, notre voyage touche à sa fin.

Apr√®s une matin√©e chill au bord de la piscine, nous appelons un taxi et nous prenons route, direction Kuta, pour notre derni√®re nuit sur l’√ģle des Dieux. Le temps est triste lui aussi, on dirait qu’il va pleuvoir.

Nous demandons √† notre chauffeur du jour de faire un saut par Tirta Gangga. Ce nom signifie¬†Eau du Gange. Construit en 1948, c’est un palais des eaux (et non pas un temple) qui servit de lieu de repos √† la famille royale de Karangasem.¬†C’est tr√®s reposant, si on fait abstraction des douze autobus de touristes japonais qui d√©boulent tous en m√™me temps sur le lieu.

Notre chauffeur nous d√©pose non loin de notre h√ītel de Kuta, quelques heures plus tard.

Kuta est une ville tr√®s diff√©rente de ce que nous avons pu voir jusqu’√† pr√©sent. Tr√®s fr√©quent√©e par les australiens et les am√©ricains, c’est un endroit festif et parfait pour faire du surf. Kuta est d’ailleurs r√©put√©e pour ses¬†kuta boys, jeunes Dom Juan des plages, instructeurs de surf et gigolos √† leurs heures perdues. Loin du charme balinais, Kuta est le lieu parfait si vous souhaitez faire la f√™te, boire jusqu’√† pas d’heures, faire des rencontres internationales, vous faire faire des massages¬†plus plus, et manger un Mc Do. Bon, ok, je fais dans les clich√©s, mais on n’en est pas loin !¬†

En r√©alit√©, nous appr√©cions de conclure notre s√©jour par Kuta. Nous allons passer la soir√©e au Skygarden, qui est la plus grosse bo√ģte de nuit de Bali. Ambiance de folie, DJ internationaux, danses endiabl√©es en short-claquettes et rencontres garanties ! ;o) Nous finissons la soir√©e en beaut√©, sur un son d’Aya Nakamura (carr√©ment improbable), et nous rentrons en taxi-scooter. Grisant !¬†

Le lendemain matin, nous prenons notre petit-d√©jeuner au Nebula. Cet endroit super instagrammable est au rez-de-chauss√©e de notre h√ītel et on y mange tr√®s tr√®s bien.

Il est l’heure de partir. Nous appelons un taxi, au revoir Bali. J’esp√®re te revoir bient√īt.


O√Ļ dormir ? : Dekuta Hotel ($$)
Les petits + de l’h√ītel : √† dix minutes √† pieds des bars et bo√ģtes, √† 5 minutes √† pieds de la plage, petit prix.

 

 

Alors, convaincu(e) ? Tu pars quand ?
Es-tu déjà allé(e) à Bali ? Raconte-moi !

 

 

Retrouve la première partie de mes aventures à Bali en cliquant ici.

 

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Dix jours de rêve à Bali Рpart I

Bonjour

Me voil√† cent ans plus tard avec un article sur mon voyage de mai 2019, √† Bali. Mieux vaut tard que jamais, hein. Dans quelques ann√©es, vous aurez peut-√™tre droit √† la vid√©o Youtube ! Youhou. Mon amie Marie-Sophie et moi voulions profiter des ponts du mois de mai pour partir quelque part, pour se ressourcer, se d√©payser, tout √ßa tout √ßa. Nous avions rep√©r√© le Zanzibar, mais avec un d√©part en pleine saison des pluies, nous avons bien vite abandonn√© l’id√©e. Bali s’est montr√©e comme une √©vidence, d’autant plus qu’on avait toutes les deux tr√®s envie d’y aller depuis longtemps (depuis que j’ai lu Mange, Prie, Aime, #jesuisunclich√©).

 

Le voyage

Nous sommes parties avec Etihad Airways, que nous avons s√©lectionn√© par rapport au ratio prix / heures de vol (22 !). Sachant que nous √©tions super organis√©es et que l’on a pris nos billets un mois avant de partir, √† l’arrache. Deux escales, √† Abu Dhabi puis √† Singapour. Grosse d√©ception du c√īt√© d’Etihad, avec des repas m√©diocres et un service de pi√®tre qualit√©.

‚¨ÜÔłŹ D√©dicace √† l’a√©roport de Singapour, qui est dinguissime, avec des papillon dans tous les sens, des fontaines qui tombent du ciel et des dizaines de boutiques ultra chouettes !

Pour ce qui est du voyage en lui-m√™me, nous avons d√©cid√© d’effectuer cinq √©tapes dans cinq villes diff√©rentes, pour √™tre certaines de voir un maximum de choses. Nous avons effectu√© des r√©servations via Booking pour ce qui concerne les h√ītels. Comme nous avons tout fait √† la derni√®re minute, nous n’avons pas forc√©ment eu les h√ītels aux meilleurs prix, mais nous avons r√©ussi √† rentrer dans nos budgets, en alternant h√ītels de grande qualit√© et h√ītels petit budget, avec une moyenne globale de 33 euros par nuit et par personne sur la dur√©e du s√©jour. Certains voyageurs partent sans r√©server leurs h√ītels, mais on tenait √† un certain confort pour ce voyage en terre inconnue. D’autant plus qu’une fois sur place, je ne vois vraiment pas comment on aurait eu le temps de chercher un h√©bergement, il y avait tant √† faire !

Les activités, quant à elles, ont été réservées sur place. Nous savions dans les grandes lignes ce que nous souhaitions faire, et Marie-Sophie avait acheté des guides touristiques pour nous aider à nous décider.

 

Jours 1 et 2. Direction Seminyak, pour un premier aperçu de Bali.

Nous sommes arriv√©es √† Depensar dans l’apr√®s-midi. Il fait lourd et chaud. Le chauffeur de notre h√ītel vient nous r√©cup√©rer et nous ram√®ne¬†dans notre maison¬†des deux prochains jours. Le trafic est dense, et il y a des scooteurs absolument partout, c’est impressionnant. C’est un joyeux bordel sur la route et nous mettons bien trois-quart d’heure √† rejoindre Seminyak. L’h√ītel est sympa. Petit budget, style balinais et douche en ext√©rieure. Il y a une piscine et la climatisation. On est fan !¬†

En fin d’apr√®s-midi, nous d√©cidons de nous rendre √† pied √† La Plancha, un bar qui donne sur la plage. Ambiance √©lectro, cocktails dans des noix de coco et tapas, cette premi√®re soir√©e sur l’√ģle des Dieux est prometteuse. On marche le long de la plage, c’est carr√©ment canon. Il y r√®gne une certaine douceur de vivre, et nous tombons en amour avec Bali. On ne fait pas long feu, d√©calage horaire oblige, et nous rentrons en taxi-scooter √† l’h√ītel. C’est grisant, ce moyen de locomotion.¬†

Le lendemain matin, nous prenons notre petit-d√©jeuner dans un bar accol√© √† l’h√ītel, puis nous d√©cidons de nous rendre dans le sud de l’√ģle, pour visiter un temple et les plages. Nous demandons √† l’h√ītel de nous booker un taxi et c’est parti !¬†

Premier arr√™t au Temple d’Uluwatu. L’entr√©e ne co√Ľte qu’un ou deux euros, et ils nous pr√™tent un sarong, pour couvrir nos jambes. Nous ¬ę¬†louons¬†¬Ľ un guide, pour nous faire visiter et nous expliquer l’histoire du lieu. C’est majestueux ! Les falaises surplombent la mer et il y a des singes de partout. Ces derniers sont espi√®gles et nous observons, d’un oeil amus√©, un touriste am√©ricain se faire voler son chapeau.

Il fait chaud, terriblement chaud, alors nous nous rendons à Padang Padang Beach pour nous reposer et nous baigner. La plage de sable blanc est magnifique. En dépit des nombreuses marches pour y accéder, le lieu vaut le détour !

Une fois rentr√©es, nous d√©cidons qu’il est temps de tester notre premier massage balinais. √áa tombe bien, il y a plusieurs salons de massages √† c√īt√© de notre h√ītel. Nous en choisissons un, un peu au hasard, le Stefanie Spa.

Le lieu est lui-m√™me est curieux. Nous nous faisons masser c√īte √† c√īte, mais il n’y a pas de salles ferm√©es, ce qui fait que nous entendons les conversations des uns et des autres, non loin de nous. Les espaces de massages sont s√©par√©s par de simples rideaux.¬†

Nous choisissons un massage du corps, puis un soin du visage, que nous payons une douzaine d’euros au total. Le massage est un peu trop appuy√©, bien que nous ayons demand√© √† avoir quelque chose de doux. Le soin du visage, quant √† lui, est fantastique, et nous permet de nous remettre de nos √©motions de la journ√©e et du voyage.

Nous allons ensuite d√ģner dans un petit restaurant que nous trouvons sur le chemin du retour, le Terminal¬†et nous rentrons nous coucher. Une grande journ√©e nous attend le lendemain !


O√Ļ dormir ? : Bali Ayu Hotels & Villas ($$)
Les petits + de l’h√ītel : une jolie piscine, la salle de bain en ext√©rieur, et le bar restaurant accol√© √† l’h√ītel qui nous permet d’y prendre les petits d√©jeuners. L’h√ītel est √† 20 minutes √† pied de la plage.

 

Jour 3, 4 et 5. Direction Ubud.

Jour 3. On se r√©veille √† Seminyak, nous nous occupons check out et notre chauffeur de la veille vient nous chercher, direction Ubud. Mais avant cela, on veut visiter le temple du Tanah Lot. Ca tombe bien, c’est sur le chemin !

Son nom signifie la Terre dans la Mer. Selon la légende, des serpents de mer géants protégeraient ce lieu sacré des intrus. Ce temple a été construit au seizième siècle, par un hindou respecté, Nirartha.

La visite du Tanah Lot commence par la travers√©e d’un immense march√©, sur lequel des dizaines de vendeurs nous appellent pour que l’on vienne leur acheter des souvenirs. Quelques m√®tres plus loin, des marches permettent de descendre sur la plage o√Ļ est situ√© le temple.

Il est possible d’aller sur la petite √ģle sur laquelle est perch√© le temple (accessible √† pieds, sous condition que la mar√©e soit basse), moyennant une donation et une purification √† l’eau. Nous avons d√©cid√© de ne pas le faire et avons pr√©f√©r√© nous balader dans les alentours.¬†Des terrasses surplombent la mer, et on peut y boire un verre dans l’un des bars s’y trouvant, tout en admirant le paysage. J’en profite pour faire mes premiers achats du voyage, et j’ach√®te des bols en noix de coco. Premi√®res n√©gociations, je n’en m√®ne pas large.

Une fois notre visite termin√©e, nous rejoignons notre chauffeur sur l’immense parking du temple, et nous partons en direction d’Ubud.

Nous demandons √† notre chauffeur s’il connait un restaurant, sur le chemin, et il nous am√®ne au Bebek Joni.

Magnifique restaurant, entour√© de rizi√®res, nous go√Ľtons un ensemble de mets locaux. C’est d√©licieux ! Les prix sont √©lev√©s par rapport √† ce qui se pratique √† Bali, mais nous passons un bon moment. J’ai lu apr√®s-coup de tr√®s mauvais avis sur ce restaurant, qui commissionne √† priori les chauffeurs pour qu’ils y am√®nent leurs clients, mais en ce qui nous concerne, nous l’avons beaucoup appr√©ci√©.

Nous avons d’ailleurs invit√© notre chauffeur, Jana, qui √©tait vraiment plus qu’heureux. Sa femme nous a √©crit ensuite pour nous remercier de l’avoir convi√©. Jana nous a parl√© de ses filles, de leurs √©tudes, et de leur passion pour les manucures. De la difficult√© de son m√©tier face aux hordes de concurrents, et aussi de la beaut√© de son √ģle, qu’il n’a jamais quitt√©e.¬†Un beau moment de partage et d’√©changes sur les vies de chacun.


Nous arrivons dans Ubud et traversons la ville, en voiture, direction notre h√ītel. Nous sommes √©merveill√©es par toutes les petites boutiques, aussi jolies les unes que les autres, et faisons nos premiers rep√©rages visuels.

Mais la belle surprise, c’est √† notre arriv√©e dans notre villa ! On savait que c’√©tait canon, mais pas √† ce point ! On saute et on crie de joie dans tous les sens¬†!¬†

Notre villa est juste compl√®tement dingue, avec une vue de malade sur les rizi√®res. C’est absolument magique.¬†

Jour 4. Le lendemain matin, on se fait r√©veiller par le personnel de l’h√ītel, qui nous apporte notre petit d√©jeuner, choisi la veille parmi plusieurs choix possibles. Grande surprise en se rendant dans la salle de bain, il y a un serpent pr√®s des toilettes. On crie encore, mais plus pour les m√™mes raisons ;o).¬†

Nous avions r√©serv√© aupr√®s de l’h√ītel un scooter (3 euros la journ√©e), direction les rizi√®res de Jatiluwih. Premi√®re prise en main du scooter ok, Marie-Sophie conduit, je supervise l’itin√©raire. C’est la deuxi√®me fois que je monte sur un scooter, et le sentiment de libert√©, en conduisant au travers des champs, est grisant. On adore ! On se perd un peu, faut dire qu’il n’y a pas de panneaux pour se rep√©rer, mais on demande de l’aide √† des locaux, et on arrive finalement √† destination.¬†

Les rizi√®res sont magnifiques. Il y a beaucoup de monde, et pour cause ! Ces rizi√®res sont class√©es au patrimoine mondial de l’Unesco. On peut s’y balader, mais attention au soleil ! Chapeau et cr√®me solaire sont de rigueur.¬†

On se balade plusieurs heures, on teste les balan√ßoires et autres attractions touristiques. On la veut, notre jolie photo, les pieds en l’air ! ¬†De petits restaurants surplombent les rizi√®res, il est agr√©able de s’y d√©salt√©rer. Marie-Sophie et moi d√©cidons de se rendre dans un temple qui ne semble pas √™tre tr√®s loin. Grossi√®re erreur.

Nous voil√† parties sur notre cheval blanc, euh scooter, on attaque des mont√©es, des descentes, c’est flippant. Mince, on est √† court d’essence. Au milieu de la for√™t. C’est chaud ! Attention, des trous. Boom, accident. On tombe t√™te la premi√®re. Enfin, en ce qui me concerne, je fais un gros plat sur le dos, et ma t√™te rebondie sur le sol. J’ai b√©ni le ciel d’avoir un casque. On rigole nerveusement et un vieux monsieur balinais court dans notre direction pour nous aider. Plus de peur que de mal, et il faut se remettre en selle. On d√©cide de rentrer. Marie-Sophie g√®re comme une chef, en d√©pit de la frayeur que l’on a eu quelques minutes avant. On s’arr√™te en bord de route acheter de l’essence, et on voit un h√īpital pas loin. On d√©cide de s’y arr√™ter, Marie-So s’est √©corch√©e en tombant. La voil√† allong√©e sur un lit d’h√īpital, une infirmi√®re parlant √† peine anglais l’auscultant. Il y a du sang par terre, c’est pas tr√®s rassurant. Mais finalement, un pansement plus tard, on peut reprendre la route !¬†

On a peur de retomber et on met une √©ternit√© √† rentrer √† l’h√ītel. Quand on arrive, il fait quasiment nuit. C’est d√©cid√©, demain on prendra un taxi !

 

Jour 5.¬†Aujourd’hui, on veut aller dans Ubud m√™me (notre h√ītel est un petit peu excentr√©). On commence par la Monkey Forest. La for√™t des singes. Il y en a vraiment de partout. Ils sont plus farouches que dans le sud de l’√ģle, et ne volent pas de chapeaux cette fois-ci ! Nous nous promenons, c’est magnifique. Ambiance Tomb Raider, les touristes en plus.¬†

Un balinais nous fait signe, discr√®tement. Il est guide et nous propose, moyennant un billet, de toucher un singe. On accepte, et un √©norme macaque nous monte sur le cr√Ęne.¬†

La Monkey Forest est somptueuse, et c’est avec plein de belles images en t√™te que nous nous rendons au¬†Bebek Bengil Crispy Duck pour nous restaurer. Restaurant ultra r√©put√©, d√©coration zen, nous mangeons local ce midi.

L’apr√®s-midi, c’est le Goa Gajah qui nous fait de l’oeil. Situ√© √† quelques kilom√®tres d’Ubud, nous nous y rendons en taxi-scooter. Ce temple, appel√© la cave de l’√©l√©phant, a √©t√© construit au neuvi√®me si√®cle. C’est un sanctuaire hindouiste, dont la fa√ßade de la grotte repr√©sente un d√©mon mena√ßant. Ganesh est √† l’honneur dans le temple, ce qui explique certainement le nom du lieu !

Nous prenons de larges marches qui nous conduisent au coeur de la forêt de Goa Gajah. Je me prends littéralement pour Lara Croft, et nous explorons les environs.

Un petit peu plus tard, nous d√©cidons de nous rendre au Ubud Art Market. Situ√© au plein coeur de la ville, ce march√© r√©put√© regroupe des dizaines d’√©tales qui vous permettront d’acheter des souvenirs de votre voyage. Sacs, v√™tements de soie, encens, statuts, vous y trouverez forc√©ment votre bonheur.

Le soir, nous allons assister √† un spectacle de danse balinaise. Les places se trouvent facilement dans la rue, car √† partir d’une certaine heure de l’apr√®s-midi, les vendeurs se baladent en proposant des places aux passants. Nous choisissons d’assister au spectacle¬†Kecak Fire & Trance Dance (Pura Batu Karu). C’est tr√®s beau. 100 hommes sont sur sc√®ne et pr√©sentent danses et chants. Le spectacle se d√©roule au Pura Dalem d’Ubud, temple hindou. Je vous recommande vivement d’assister √† un spectacle de danse et de chant, √† Bali. C’est une belle fa√ßon d’en savoir plus sur cette jolie culture.¬†

Nous rentrons, sous la pluie, √† l’h√ītel. Notre seul jour de pluie du voyage.

 

Jour 6. Surprise au r√©veil. Alors que l’on prend notre petit d√©jeuner, on aper√ßoit des femmes en train de travailler les champs, en face de nous. Elles r√©cup√®rent le riz, √† la main, pour les mettre dans de grands paniers en osier. Je n’ai pas os√© prendre de photo !¬†

Il est malheureusement temps de quitter notre magnifique villa, direction Kintamani, pour l’ascension du Mont Batur.

Nous sommes tout de m√™me heureuses de quitter la ville d’Ubud, que nous avons moyennement appr√©ci√©e. Les activit√©s √©taient dingues, les paysages magnifiques, mais la ville en elle-m√™me est trop touristique, trop pleine de pseudos bobo-influenceurs. J’ai moyennement aim√© l’ambiance.¬†


O√Ļ dormir ? : Villa Kirani ($$$)
Les petits + de l’h√ītel : villa donnant sur un paysage absolument canon, service parfait de A √† Z, cuisine d√©licieuse au sein de l’h√ītel, confort ++.
Petit b√©mol : h√ītel excentr√©, il faut imp√©rativement un scooter ou une voiture pour aller dans le centre-ville d’Ubud. L’eau de la piscine √©tait froide aussi, car elle n’est que tr√®s peu ensoleill√©e (√† cause de l’ombre des arbres) On a trouv√© √ßa un petit peu dommage, parce que du coup, frileuses que nous sommes, nous ne nous sommes presque pas baign√©es!

 

 

La suite dans le prochain article !

 

Êtes-vous déjà allé à Bali ?
Qu’en avez-vous pens√© ?

 

 

Voyages

Ces pays que je rêve de visiter

Hello

Comme vous le savez, c’est l’√©t√©, il fait chaud, il fait beau, j’ai envie de voyager ! Mon emploi du temps actuel, tout comme mes finances, ne le permettent pas encore, mais r√™ver n’a jamais fait de mal √† personne et c’est pourquoi j’ai d√©cid√© de r√©diger un article sur mes folies voyages du moment. Une jolie bucket list en attendant de r√©aliser mes envies !

 

 

Depuis que j’ai l’√Ęge d’utiliser internet, je parcours les blogs de personnes qui font leurs √©tudes aux √Čtats-Unis. Berc√©e aux com√©dies am√©ricaines et autres American Pie, j’adore tous les clich√©s que l’on peut retrouver sur les √Čtats-Unis et je ne m’en lasse pas.

Au-del√† d’une fa√ßon de vivre que je trouve int√©ressante et d’un optimisme √† toute √©preuve que je trouve fascinant, je suis une fan inconditionnelle des paysages am√©ricains. Yellowstone, le Grand Canyon, les plages du Maine, Glacier National Park … le champ des possibles est large !

Le r√™ve ultime serait de partir en caravane durant plusieurs mois et de faire tous les √©tats du pays. J’aimerais pouvoir faire assez de rencontres pour participer √† un vrai Thanksgiving local, d√©couvrir NYC la nuit, assister √† un match de football am√©ricain et faire la route 66 !

 

Qui ne r√™ve pas de se pr√©lasser durant une semaine au bord de la piscine d’un Riad ?

Le Maroc a l’avantage d’√™tre pr√®s de la France et accessible √† moindre co√Ľt, pour peu que l’on s’y prenne √† l’avance.¬†Les Gorges de la vall√©e du Todgha, les petits villages sahariens, les cascades d’Ouzoud, le choix ne manque pas. Manger des pastillas et visiter la m√©dina, aller au hammam et crapahuter dans le d√©sert sont tout autant d’activit√©s que l’on peut faire. J’ai h√Ęte !

 

Cuba est clairement the place to be, surtout depuis que l’embargo a √©t√© all√©g√©. En ce qui me concerne, je r√™ve de visiter l’√ģle depuis que j’ai regard√© Dirty Dancing 2 et que je suis tomb√©e amoureuse de Diego Luna, aka Javier le t√©n√©breux dans le film.

Tenez c’est cadeau !

De fa√ßon plus s√©rieuse, l’√ģle de Cuba semble fig√©e dans le temps. L’architecture, qui date de l’√©poque coloniale, permet aux visiteurs de se replonger dans le pass√©. Le c√īt√© authentique de l’√ģle lui procure tout son charme. J’esp√®re juste que les arriv√©es en masse de touristes ne d√©natureront pas l’atmosph√®re sp√©ciale de cette jolie √ģle des Cara√Įbes.

 

Les gens qui me connaissent savent que je suis pas sp√©cialement une aventuri√®re mais justement ! Je me suis toujours dit que si j’allais dans ce genre de pays, √ßa serait l’occasion pour moi de repousser mes limites. Quand j’ai dit √ßa √† ma m√®re, elle a rigol√© et elle a dit que je ne tiendrais jamais une semaine au coeur d’une for√™t. C’est ce qu’on verra !

Je rêve de faire un trek pour me rendre sur le Maccu Picchu, de caresser un lama et de visiter le monastère coloré de Santa Catalina.

 

Que celle qui n’a jamais voulu aller en √Čcosse apr√®s avoir regard√© la s√©rie Outlander me jette la premi√®re pierre. Depuis que j’ai vu les fesses de Jamie √† la t√©l√©, l’envie de me rendre dans les Highlands est omnipr√©sente.

Les paysages semblent ressembler √† ceux de la Nouvelle-Z√©lande, en plus myst√©rieux. La pluie, les ch√Ęteaux en ruine et les mille et une teinte de vert n’ont rien pour me d√©plaire. Je r√™ve de passer la nuit dans un ch√Ęteau hant√© et si les l√©gendes disent vrai, je risque de trouver mon bonheur l√†-bas.

 

L’√ģle des Dieux poss√®de des plages idylliques, une richesse culturelle et une population accueillante, dixit ma soeur quand elle y est all√©e. L’aspect plage-cocotiers-massage m’a toujours attir√©, et je pense que Bali est un lieu id√©al pour des vacances cocooning.

J’aimerais aussi faire l’ascension de l’un des volcans de l’√ģle, de la plong√©e sous-marine, visiter des temples et assister √† des spectacles de danse.

 


À vous ! Quels pays / endroits sont sur votre bucket list voyages ? Dites-moi tout !


 

Baie √ģle des pins Nouvelle-Cal√©donie
Réflexions, Voyages

Grandir dans le Pacifique

 

bonjour-01

R√©cemment ma m√®re m’a dit :

Tu me fais une lettre, courte ou moins courte sur ton enfance ou ta vie dans le Pacifique – comme si tu ne devais garder que les bons souvenirs. Et tu me l’envoies (et ne me demande pas pourquoi c’est une surprise).

J’ai √©t√© intrigu√©e, puis j’ai d√©cid√© de le faire, pour lui faire plaisir, mais aussi parce que j’aime beaucoup les exercices d’√©criture.

Au final, au¬†matin de No√ęl, elle m’a offert¬†un magnifique recueils de souvenirs de ma vie l√†-bas.


Retrospective sur ma vie
en Nouvelle-Calédonie

Lorsque j’annonce aux personnes que je viens de Nouvelle-Cal√©donie, j’obtiens toujours des r√©actions de surprise et d’envie. Elles me r√©pondent que j’ai de la chance, et elles me demandent souvent ¬ę¬†c’est comment la Nouvelle-Cal√©donie ?¬†¬Ľ. Je pense qu’il n’y aurait pas assez de mots pour d√©crire ce que je ressens face au Caillou, mon Caillou.

Grandir √† Noum√©a, c’est avoir la chance d’√©voluer dans l’un des plus beaux¬†endroits de la plan√®te. Je ne saurais pas trop dire¬†avec pr√©cision ce que j’ai ressenti la premi√®re fois que j’ai mis les pieds l√†-bas, j’√©tais tellement jeune.¬†Mes souvenirs, par la suite, sont toutefois innombrables.

Je pense aux arbres majestueux, les Flamboyants, et √† leurs p√©tales de fleurs que l’on mettait sur nos doigts afin de pr√©tendre que l’on avait des faux ongles. Il y avait¬†un Flamboyant qui √©tait mon ami et qui s’appelait Merlin¬†(j’avais 8 ans hein). Je pense √©galement aux fleurs de tiar√© que l’on mettait dans nos cheveux en dansant le tamour√©. Aux carr√©s de chocolat blanc que ma marraine nous donnait pour le go√Ľter, et aussi aux roulades dans la colline avec ma copine Caroline. On partait explorer les alentours, telles d’intr√©pides aventuri√®res, et on parlait aux coccinelles. Je me rappelle de l’immensit√© de la mer que l’on voyait au loin √† Nouville, et aussi de la base militaire √† moiti√© abandonn√©e qui √©tait juste √† c√īt√© de chez nous et que j’adorais explorer.

Plus tard, je me rappelle que j’√©levais des criquets sur¬†l’une des plantes du balcon. Certaines fois, avec mes grands-parents, on partait camper dans des tribus avec un club de marcheurs, c’√©tait des grands moments de joie et de partage. On jouait au foot, on montait √† cheval et on cuisinait des plats locaux.

Au coll√®ge, je me souviens¬†de mes amis, ainsi que de mon look improbable, qui consistait √† porter des mitaines √† r√©silles rose fuschia avec plein de kh√īl autour de mes yeux.¬†J’allais √† des booms et on jouait au jeu de la bouteille. J’√©tais amoureuse de Th√©o et je m’√©tais pris un gros vent sur MSN. ¬†Une fois, je suis sortie 3 jours avec un certain Thibault¬†qui s’est r√©v√©l√© √™tre gay par la suite. Co√Įncidence ? Je ne crois pas.

Au lyc√©e, j’ai eu une voiturette et c’√©tait la chose la plus cool du monde. Elle¬†√©tait tun√©e, avec des flammes sur le c√īt√©. Je mettais mes copines dans le coffre, puisqu’il n’y avait que 2 places, et on allait manger des bambao √† l’Anse-Vata entre deux cours de philosophie et litt√©rature.

Plus tard, je pense aussi aux soir√©es √† danser √†¬†la Bod√©ga ou au¬†JPs et aux rendez-vous Quick √† 5h du matin, pour acheter des desserts¬†que nous mangions sur la plage en regardant le soleil se lever. Aux soir√©es avec une bouteille carr√©e √† la main, en √©coutant de la musique tahitienne et en criant des ¬ę¬†tchihis¬†¬Ľ. Aux raves pieds nus dans la terre rouge et aux lendemains √† comater¬†au bord de la rivi√®re.

Je pense √† mon magasin pr√©f√©r√©, ¬ę¬†Chez Florence¬†¬Ľ, qui fait les meilleurs nems et les meilleures salades de poisson de la galaxie, et √† tous ces restaurants qui me manquent trop. Aux tartares¬†de poissons fra√ģchement p√™ch√©s, mang√©s avec des l√©gumes du jardin et des fruits exotiques.

Aux virées en voiture tout autour de la Calédonie, à découvrir des endroits paradisiaques et à camper. À nager contre les vagues à Poé et à marcher dans la forêt. À observer les étoiles allongés dans le sable.

A toutes les belles rencontres que j’ai fait l√†-bas.

Aux sourires tous doux des mamies kanaks quand elles te parlent et aux papis qui t’appellent ¬ę¬†ma fille¬†¬Ľ. Aux vir√©es en brousse avec le pick-up. Aux vir√©es en bateau. Aux f√™tes sur des ilots et aux balades avec le bombardier, les cheveux au vent. Aux courses nocturnes le soir √† la Promenade Pierre Vernier et aux balades en voiture avec la musique √† fond sur les Baies en fin de journ√©e.

Des souvenirs, j’en ai des centaines et je serais bien incapable de choisir mon pr√©f√©r√© car j’affectionne chacun d’entre eux. Quand je ferme les yeux, ils me reviennent tous √† l’esprit¬†et √ßa me rend nostalgique. Au final, tout ce que je sais, c’est que j’ai eu de¬†la chance d’avoir pu grandir dans un endroit s√©curis√©, o√Ļ le¬†danger¬†est moindre, o√Ļ les gens sont bons et g√©n√©reux. √Ä la libert√© que j’ai eu de pouvoir faire ce que je voulais, car, dans la majorit√©, les Cal√©doniens sont comme une grande famille, malgr√© les diff√©rends qui peuvent parfois les opposer.

La Cal√©donie est un paradis sur terre, il n’y a pas de mots assez forts pour d√©crire cela.


Et vous, y-a-t’il un endroit de votre enfance qui vous a marqu√© ?


 

 

Montagnes Nouvelle-Zélande
Voyages

La Nouvelle-Zélande, paradis sur Terre ?

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J’ai d√©cid√© de consacrer mon tout premier ¬ę¬†vrai¬†¬Ľ article au plus beau voyage que j’ai eu la chance de r√©aliser, un trip au pays des kiwis et des Hobbits ! Vous l’aurez devin√©, je parle de la Nouvelle-Z√©lande.

C’√©tait en 2010 et j’ai habit√© l√†-bas durant 3 mois, sur l’√ģle du Sud. J’√©tais √† Christchurch. J’ai eu la chance de pouvoir visiter ce¬†magnifique endroit¬†avant les terribles tremblements de terre de fin 2010 et 2011, qui ont d√©truits une bonne partie de la ville.

J’ai v√©cu l’ensemble de mon s√©jour en famille d’accueil, et j’allais dans une √©cole de langue situ√©e en centre-ville. Ma classe √©tait compos√©e d’√©l√®ves de tout √Ęges et de tout horizons : Suisse, Tha√Įlande, Br√©sil ! On s’entendait tous tr√®s bien et √ßa r√©sultait en road trips le week-end, pour d√©couvrir l’√ģle.

Cette aventure de quelques semaines a incontestablement √©t√© la plus jolie que j’ai pu vivre jusqu’√† pr√©sent. Le fait d’√™tre H24 avec des personnes d’autres cultures, c’est un enrichissement √† peine descriptible. Ca m’a permis de grandir, et de m’√©merveiller devant toutes ces belles choses qui s’offraient √† moi !

On fait le tour ?

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Christchurch est la seconde plus grande ville de Nouvelle-Z√©lande, avec plus de 350 000 habitants. Elle est √©galement la capitale de la r√©gion Canterbury. La ville est notamment connue pour sa cath√©drale, dont le square (du nom de Cathedral Square) est un lieu de rencontres. Il est tr√®s agr√©able d’y fl√Ęner la semaine ou le week-end. Avec un petit peu de chance, vous pourrez y apercevoir des troupes¬†de danseurs maoris, dont les visages sont tatou√©s de motifs¬†guerriers. C’est √©galement l√† que se tient le march√© et de nombreux vendeurs ambulants.

C’est une ville qui est tr√®s agr√©able, ou du moins qui l’√©tait, lorsque j’y √©tais. Je ne sais pas trop comment est l’ambiance depuis les tremblements de terre, mais je sais qu’ils ont d√©pens√©s beaucoup d’√©nergie et d’argent √† tout reconstruire, et que¬†cela prend du temps.

aventuriere_dunedin-01Le road-trip jusqu’√† Dunedin est l’un des premiers que j’ai eu l’occasion de faire. Nous avons¬†lou√© un mini-van et sommes¬†partis √† l’aventure pour visiter la ville et les alentours. Nous nous sommes¬†arr√™t√©s √† la gare de Dunedin, qui est un v√©ritable chef-d’oeuvre architecturale, et qui semble avoir conserv√© toute sa splendeur d’antan. Rentrer √† l’int√©rieur de cette gare, c’est comme faire un saut 1 ou 2 si√®cles en avant, un v√©ritable retour dans le temps. Les murs int√©rieurs de la gare¬†sont constitu√©s de milliers de mosa√Įques.

De base, Dunedin est une ville que la ru√©e vers l’or, en 1880,¬†a rendue tr√®s populaire. Sur les 60 000 habitants que la ville comptait √† l’√©poque, 35 000 √©taient des chercheurs d’or ! Malheureusement, quelques ann√©es plus tard, l’or n’est plus, et tout le monde s’en va. D√©sormais, c’est une ville √©tudiante (et aussi tr√®s fleurie). C’est d’ailleurs l√† que f√Ľt construite la premi√®re universit√© du pays.

Il est tr√®s agr√©able de se promener dans Dunedin et d’admirer les b√Ętiments, dont le style est tr√®s √©cossais. Ce qui n’a rien d’√©tonnant puisque la ville a √©t√© fond√©e par des colons √©cossais !

La gare de la ville de Dunedin

Nous avons fait une escapade √† Larnach Castle, qui se trouve √™tre le seul ch√Ęteau en Nouvelle-Z√©lande. Je pense faire un article sp√©cifique √† cet endroit, qui est magique. N’h√©sitez pas √† me dire dans les commentaires si √ßa vous int√©resse.

Larnach_Castle

Nous avons √©galement¬†√©t√© √† Baldwin Street, qui est¬†la rue la plus pentue au monde. Longue de 350 m√®tres, c’√©tait un v√©ritable calvaire de monter jusqu’en haut, en grands sportifs que nous √©tions, et √† moins d’en avoir une bonne, oubliez la voiture ! N√©anmoins, il parait que l’endroit est un lieu de pr√©dilection pour certains fans de footing. Il me semble m√™me qu’une course y a lieu tous les ans. Cette rue poss√®de une pente moyenne de 20 %, et de 35 % √† certains endroits. Puisque cela ne veut certainement pas dire grand chose dit de cette fa√ßon, je vous laisse vous rendre compte avec les photos, c’est impressionnant.

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Sur le chemin du retour, nous avons d√©cid√© de nous arr√™ter √† Sandfly Bay, afin d’assister au coucher du soleil. C’√©tait tout simplement magique. L’endroit √©tait d√©sert, nous √©tions seuls au monde, mis √† part la compagnie de lions de mer et de pingouins qui se pr√©lassaient sur la plage.

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Une petite escale ?

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A l’occasion d’un √©ni√®me road-trip, nous nous √©tions arr√™t√© √† Elephant Rocks. Saurez-vous reconna√ģtre quelle sc√®ne de film a √©t√© film√©e √† cet endroit ?

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Il s’agit bien s√Ľr de la sc√®ne de la bataille, √† la fin du Monde de Narnia : le Lion, la Sorci√®re Blanche et l’Armoire Magique ! Qui avait trouv√© la r√©ponse ?


Connaissez-vous ces myst√©rieux rochers √† la forme sph√©rique quasiment parfaite ? Ils semblent sortis de nul part, comme d√©licatement pos√©s sur le sable. Certains avancent que ce sont des oeufs de dinosaures qui n’ont pas √©clos, et d’autres encore pensent que ces √©tranges rochers sont l’oeuvre d’extraterrestres.

Visibles sur la plage √† mar√©e basse, √† la P√©ninsule d’Otago, les Moerakis Boulders seraient √† priori le fruit de 60 millions d’ann√©es d’√©rosion. Hypoth√®se beaucoup moins fun que celle des oeufs de dinosaures, on en convient ! Il y en a une cinquantaine en tout, et certains font jusqu’√† 2 m√®tres de haut et p√®sent plusieurs tonnes.

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Je pourrais encore publier des dizaines et des dizaines de photos, tant les paysages sont grandioses ! La Nouvelle-Zélande est un savant mélange de modernité et de tradition, de paysages gigantesques et verdoyants.

La vie y est très agréable, je pourrais revenir sur ce sujet dans un autre article si vous le souhaitez.


Et vous, avez-vous d√©j√† √©t√© en Nouvelle-Z√©lande ? Qu’avez-vous visit√© et qu’avez-vous le plus aim√© ? Dites-moi tout en commentaires !¬†‚ô°